Voici le nouveau barème sur l’impôt sur le revenu pour cette nouvelle année 2023 !

Bruno Le Maire annonce le barème qui sera appliqué à l'impôt sur le revenu en 2023. Nous vous disons tout sur les nouveautés dans cet article.

Nous ne sommes plus qu’à quelques jours de la fin de l’année 2022. Le ministre de l’Économie vient de donner les détails de l’information sur le barème de l’impôt sur le revenu en 2023. Nous faisons le point.

Impôt sur le revenu : les nouveaux seuils

Bruno Le Maire a annoncé la modification des seuils qui classent les personnes dans une tranche d’impôt sur le revenu ou une autre.

En effet, pour neutraliser les effets de l’inflation, le seuil des quatre premières tranches marginales d’imposition (TMI) a été relevé.

Il faut savoir que le taux d’imposition de ces tranches marginales d’imposition est de 11%, 30%, 41% et 45%.

barème impot

Selon le dernier projet de loi de finances pour 2023 (PLF), ces seuils ont été revalorisés de 5,4 %. Cela correspond au taux d’inflation, hors tabac.

Cela signifie que cette année, de nombreuses personnes resteront dans leur tranche actuelle.

Elles pourraient même passer à une tranche inférieure. Selon nos confrères de C’est maman qui l’a fait, voici les nouveaux seuils :

  • Tranche de 11% : 10.777 euros, alors qu’il y a un an, il était de 10.225 euros.
  • tranche à 30% : 27.478 euros contre 26.070 euros il y a un an
  • tranche de 41% : 78 750 euros contre 74 545 euros il y a un an.
  • Tranche de 45 % : 168 998 euros contre 160 336 euros il y a un an.

Moins d’impôt sur le revenu en 2023 ?

Concrètement, il s’agit d’un petit coup de pouce qui, en général, devrait se traduire par quelques centaines d’euros d’impôts en moins.

En d’autres termes, vous paierez moins d’impôts l’année prochaine, si bien sûr vos revenus n’ont pas augmenté de manière significative au cours de la période…

Toutefois, même dans ce cas, vous paierez moins que si le seuil de ces tranches d’impôt sur le revenu n’avait pas été relevé.

Le coût de cette aide indirecte

Au total, ce soutien indirect coûtera 6,2 milliards d’euros aux finances publiques en 2023.

Rappelons que cette aide a pour objectif de neutraliser les effets de l’inflation sur le niveau d’imposition des ménages.

Ce coût important fait suite à d’autres aides mises en place pour aider les entreprises à se remettre de la pandémie.

Mais aussi, pour amortir les effets de la crise énergétique contribuant à grever le budget des ménages en 2022.

À titre de comparaison, la remise directe à la pompe dans les stations-service a coûté à l’État quelque 8 milliards d’euros en 2022. Cette remise, rappelons-le, a atteint jusqu’à 30 centimes d’euros pendant quelques semaines.

La mesure qui suit cette aide représente un coût de 1 milliard d’euros. Il s’agit du chèque de 100 euros qui sera versé en 2023 et qui s’adresse davantage aux travailleurs.

Des efforts pour un même objectif

Cela dit, tous ces efforts visent le même objectif. Celui de lisser l’inflation qui frappe l’ensemble des économies développées en raison de la redistribution des cartes autour de l’énergie. Mais aussi des tensions dans le Pacifique et autres.

En marge de la présentation du PLF 2023, voici ce qu’a expliqué Bruno Le Maire :

Notre priorité absolue, je le répète, est de réduire l’inflation, qui restera à un niveau élevé dans les prochains mois, autour de 6%, avant de revenir autour de 4% au cours de l’année 2023.

Quotient familial, décote, modulation du prélèvement libératoire

Le plafond de l’avantage fiscal du quotient familial sera également relevé à 1 678 euros par demi-part.

Ce chiffre est à comparer aux 1 592 euros précédemment. Pour les ménages modestes, les montants utilisés pour le calcul de la décote seront également augmentés de la même manière.

Jusqu’à présent, un élément permettait d’ajuster le taux de prélèvement à la baisse.

Il s’agit d’une différence de plus de 10% entre l’impôt prévu et le nouveau montant estimé. Lorsqu’il y avait de grandes différences à corriger, il n’y avait aucun problème.

Cependant, certains contribuables ont essayé d’actualiser leur taux d’imposition à la source sans y parvenir, ce qui était fréquent.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Psa (@psa_guyane)

Pourquoi cela s’est-il produit ? Parce que la différence d’impôt calculée sur la base du nouveau revenu estimé n’était pas assez importante.

Pour y remédier, la loi de finances pour 2023 prévoit d’abaisser le seuil de modulation de 10 % à 5 %.

Cette mesure permet d’étendre le champ des contribuables qui peuvent bénéficier d’une modulation à la baisse de leur taux de prélèvement à la source.

Cette modulation se fait sur demande et la demande se fait directement depuis l’espace personnel sur le site des impôts.

Elle se situe dans la rubrique gérer mon prélèvement à la source et mettre à jour suite à une augmentation ou une diminution de vos revenus. Le formulaire vous demande alors de renseigner votre nouveau revenu estimé.

Un bonus pour le crédit d’impôt pour la garde d’enfants

Le crédit d’impôt pour la garde d’enfants de moins de 6 ans hors du domicile a été augmenté.

Son plafond est porté à 3 500 euros pour celles réalisées en 2022. En 2021, il était de 2 300 euros de dépenses engagées par enfant à charge.

Ce crédit d’impôt pourra atteindre 1 750 euros pour les dépenses effectuées en 2022. Ce sera le cas à partir de 2023.

Auparavant, il était de 1 150 euros. Cela représente un gain de 600 euros de pouvoir d’achat par enfant pour ces prestations. En cas de garde alternée, les deux parents se partagent le crédit d’impôt.

Impôt sur le revenu et déficit foncier

La loi de finances pour 2023 prévoit également un doublement du plafond actuel du déficit foncier.

Ce sera le cas si des travaux de rénovation énergétique sont réalisés pour supprimer le statut de passoire énergétique des biens classés E, F et G.

S’il est actuellement de 10 700 euros, il passera à 21 400 euros. Ce nouveau plafond s’appliquera aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.

impôt

Si le montant des travaux est supérieur aux loyers perçus, un propriétaire réalisant des travaux sur un bien immobilier peut générer un déficit foncier.

Ce déficit, sous certaines conditions, peut réduire le revenu global dans une limite actuellement fixée à 10 700 euros. Il peut donc réduire l’impôt à payer par le contribuable l’année de la réalisation des travaux.

En d’autres termes, un contribuable imposé à 30% qui présente un déficit foncier de 10 000 euros pourra réduire son revenu global du même montant. En outre, il pourra économiser 3 000 euros d’impôt sur le revenu.