Un retraité perd 2 000 euros sur son compte, la banque refuse de le rembourser !

Un retraité a récemment été victime d'une escroquerie qui a entraîné deux paiements sur sa carte. La banque refuse de rembourser l'argent.

Les arnaques sont de plus en plus nombreuses en France. Qu’il s’agisse de l’arnaque à la carte vitale, de l’arnaque à l’autocollant « Crit’Air » ou de la fraude bancaire. C’est le cas d’un retraité de Gaillac dans le Tarn.

Sa fille s’est rendu compte que la carte bancaire de son père avait été utilisée à son insu. Et ce en Bulgarie pour près de 2 000 euros. On vous explique tout ici !

Une arnaque qui laisse un retraité dans le rouge

Une nouvelle et très étrange arnaque a eu lieu dans le Tarn. En effet, un retraité octogénaire de Gaillac a été victime d’une arnaque bien ficelée. L’affaire remonte au 7 septembre 2022.

Vivant seul depuis le décès de son épouse, il dispose d’une carte bancaire pour toutes les petites dépenses quotidiennes. Mais, comme le souligne La Dépêche, sa fille s’occupe de tout le reste et gère son compte courant.

retraité carte bancaire

Jusque-là, rien d’étonnant. Ce retraité préfère que son compte bancaire soit géré par une personne plus compétente, donc sa fille. Mais le 7 septembre, elle reçoit un appel téléphonique de sa banque.

L’agent de la Banque Populaire lui annonce que le compte courant de son père est dans le rouge. Et ce, après deux versements consécutifs de 500 euros et 1.500 euros.

Comme on peut s’en douter, ces paiements ne proviennent pas du retraité, qui n’utilise sa carte que pour acheter du café et du pain. Le doute se porte donc sur l’escroquerie.

La banque refuse le remboursement

Résultat, après le coup de fil, et pour éviter de payer des frais, la fille du retraité a effectué un virement.

Elle décide alors de se rendre à la banque pour essayer de comprendre ce qui s’est passé. Les deux virements lui ont paru très étranges.

Suspectant l’arnaque, elle a pris la décision de faire opposition à la carte mais aussi de signaler l’arnaque sur la plateforme gouvernementale Perceval.

De son côté, le retraité a dû signer un document attestant qu’il n’avait pas effectué les deux paiements. Afin de poursuivre la procédure contre l’arnaque, sa fille a demandé un remboursement à la banque.

Or, la banque a transmis le quidam à l’assureur. Le problème est que l’assureur a répondu par un refus quelques jours plus tard.

Le problème est que l’assureur a répondu par un refus d’accepter la demande de remboursement quelques jours plus tard, sachant que les paiements avaient été effectués avec un terminal de paiement. Selon eux, il ne s’agit pas d’une arnaque mais d’une erreur de jugement de la part de l’octogénaire.

Une escroquerie choquante pour le retraité et sa fille

La fille, furieuse de cette injustice, décide de faire des recherches plus poussées. Elle s’est rendu compte que les paiements provenaient de Bulgarie.

Mais elle souligne le plus gros problème de cette découverte. Si l’on se fie à l’assureur, tout viendrait du retraité.

Mais comment l’octogénaire, qui ne sort presque jamais de chez lui, aurait-il pu valider un achat en saisissant le code secret de sa carte de crédit en Bulgarie ?

Même si la banque prouve l’absurdité de cette idée, elle reste persuadée que le retraité est en faute et qu’il n’y a pas d’escroquerie. Elle ne veut donc pas rembourser les 2.000 euros.

Quant au service clientèle, il estime que le retraité n’a pas assez protégé ses informations personnelles, notamment son code secret. Sa fille trouve cette situation intolérable et absurde. Son père n’a pas de smartphone, il ne peut donc pas accéder à Internet.

Alors comment a-t-il pu dépenser 2 000 euros en Bulgarie ? L’arnaque semble toujours être la raison la plus valable.

Il ne retire même pas d’argent au distributeur, il n’utilise sa carte que pour payer son pain et son journal à la boulangerie le matin, explique-t-elle.

Un médiateur bancaire a été appelé

Selon la banque, ils pensent que quelqu’un a utilisé sa vulnérabilité pour lui faire payer ces 2 000 euros. Cependant, cela ne tient pas la route, selon sa fille. En effet, après avoir enquêté dans le quartier, elle soutient que personne n’a été vu à cette heure-là.

De plus, le retraité, victime d’une arnaque, affirme qu’il n’a reçu personne à son domicile. Aujourd’hui, la situation reste bloquée. Cependant, la fille du retraité veut aller jusqu’au bout et récupérer les 2 000 euros.

retraité

Ce dernier a donc décidé de saisir un médiateur bancaire. En matière d’escroquerie bancaire, quand la banque peut-elle être en faute ? Nos confrères de C’est maman qui l’a fait ont donc interrogé jusqu’au bout.

Le retraité, originaire de Gaillac, se retrouve dans une sorte de trou juridique. En effet, les paiements ont malheureusement été validés avec son code secret. Et ce, même si cela a eu lieu dans un autre pays.

Il continue à dire la même chose, il n’en est pas l’auteur. Il est également difficile pour la banque de prouver le contraire. A suivre !