Cette nouvelle mallette peut transformer l’eau de mer en eau potable, hallucinant !

Il s'agit d'une innovation qui pourrait changer la vie de millions de personnes qui n'ont pas un accès facile à l'eau potable.

Depuis des temps immémoriaux, les gens regardent l’eau salée et pensent que cela résoudrait beaucoup de problèmes si l’eau était potable. Heureusement pour la planète, d’une certaine manière, ce changement ne peut pas se faire.

Ou du moins, il ne pourrait pas l’être. À l’aide d’une valise, d’un panneau solaire et d’une batterie, des chercheurs du MIT ont réussi à transformer l’eau de mer en eau potable.

Un système d’eau potable innovant

L’innovation date d’avril dernier. C’est à cette époque que des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont dévoilé leur unité de dessalement portable. L’unité est historique car elle n’utilise ni filtres ni pompes à haute pression.

eau minérale

Ces deux éléments sont nécessaires pour les autres appareils qui tentent de transformer l’eau de mer en eau potable. Ce nouveau dispositif utilise simplement l’électricité pour éliminer les particules de l’eau. Il nécessite donc beaucoup moins d’entretien que les autres systèmes portables.

Portable, l’appareil l’est. Il n’est pas plus grand qu’une mallette. Il utilise la polarisation par concentration ionique (ICP). Ce procédé n’est pas nouveau. Il a été lancé il y a dix ans par Jong Yoon Han et son équipe de chercheurs. Mais l’ICP ne suffit pas à éliminer les particules de sel présentes dans l’eau.

Pour s’en débarrasser définitivement, les chercheurs utilisent l’électrodialyse. Celle-ci utilise le courant continu pour déplacer les ions à travers des membranes. Le sel est ainsi éliminé. De cette manière, l’eau de mer est transformée en eau potable.

Bientôt potable pour tous ?

Pour les chercheurs, cette innovation est importante et peut grandement aider les personnes qui vivent sur des îles isolées, ou les soldats en mission. De nombreuses situations pourraient être moins dangereuses avec ce genre de dispositif, car il pourrait y avoir de l’eau illimitée pour tout le monde.

Les chercheurs ont évidemment fait une démonstration pour montrer l’efficacité de leur dispositif. Et c’est sur une plage qu’ils se sont rendus avec leur boîtier.

Comme l’étui doit être alimenté en électricité, il faut également installer un panneau solaire et une batterie. Mais cette installation est rapide, minimaliste et facile à transporter. Une fois l’installation terminée, un chercheur jette la pompe dans l’eau de mer.

Cette démonstration a été jugée convaincante. Reste à savoir si, à l’avenir, cette machine pourrait se démocratiser. Sera-t-il un jour possible d’acheter une machine similaire ? Seul l’avenir nous le dira.

L’eau en bouteille n’est pas si sûre à boire ?

Vous ne le savez peut-être pas, mais la famille des plastiques qui polluent la planète compte plusieurs membres. Il s’agit des micro plastiques. Pourquoi micro ? Parce qu’ils mesurent entre 0,5 et 5 millimètres.

Ils sont invisibles à l’œil nu, mais sont présents dans tous les milieux (eau, air, terre). De plus, on les retrouve dans notre alimentation. Aujourd’hui, nous parlons d’une étude qui révèle leur présence dans l’eau en bouteille.

Ce n’est pas nouveau pour ceux qui suivent avec attention les conséquences de l’activité humaine sur la santé de la planète. En mars 2018, des chercheurs américains sont arrivés à une conclusion tragique. 93% des eaux testées contenaient des micro plastiques. Avec, notamment, une moyenne de 10,4 microparticules par litre. C’est deux fois plus, en moyenne, que dans l’eau du robinet.

eau

Logiquement alarmée par les conclusions de l’étude américaine, l’association Agir pour l’Environnement a fait analyser neuf bouteilles de marques différentes. Un laboratoire spécialisé a rendu son rapport sur les marques suivantes : Badoit, Carrefour, Cristalline, Evian (bouteille 100% recyclée 0,50 cl et bouteille de 1 litre), Perrier (bleu), Vittel (1 litre et Vittel Kids 0,33 cl) et Volvic.

Le 21 juillet 2022, l’étude intitulée We drink plastic a été publiée. Tout est dans le nom. L’étude confirme les résultats des chercheurs américains. Sept des neuf bouteilles contiennent des micro plastiques de quatre types différents : polypropylène (PP), polyéthylène (PE), polyuréthane (PU) et polyéthylène téréphtalate (PET), le plus utilisé pour les bouteilles en plastique à usage unique.