Les repas dans les cantines scolaires pourraient connaître une hausse des prix !

Avec la hausse des prix des denrées alimentaires, il semble que les cantines scolaires soient menacées. Nous vous racontons tout !

L’inflation a fait exploser le prix de nombreux produits alimentaires dans nos supermarchés habituels. Évidemment, cela a eu des répercussions sur les ménages français.

Mais pas seulement ! En effet, on ne pense pas souvent aux autres commerces qui peuvent être touchés par l’inflation. Et ce, comme les restaurants, les restos du cœur, ou encore les cantines scolaires.

prix cantines

En effet, avec la hausse des prix des denrées alimentaires et la flambée des coûts énergétiques, les cantines scolaires sont menacées. Nous vous expliquons tout ici !

La cantine scolaire : un lieu d’aide et de sérénité

Comme vous le savez, de nombreux enfants scolarisés mangent à la cantine scolaire. Les raisons en sont multiples.

Le travail des parents, le manque de temps pour aller manger à la maison ou encore les économies que cela génère pour les familles. Récemment, cependant, tout cela a changé.

Avec l’augmentation des prix des aliments et la flambée des coûts énergétiques, les cantines scolaires sont menacées.

Cela peut sembler évident, mais les prix n’augmentent pas seulement pour les ménages français. Les restaurants et les cantines scolaires voient également leurs achats devenir de plus en plus chers.

La cantine est censée être un lieu où un enfant peut manger en toute tranquillité. Et sans avoir à se demander si ses parents peuvent payer la nourriture.

Ce soutien, car oui la cantine scolaire est encore une sorte de soutien, est de plus en plus difficile à maintenir.

Avec la flambée des prix, les repas des enfants sont de plus en plus chers pour les cantines scolaires. Cela les met réellement en danger. Il faut trouver des solutions.

La hausse des prix de l’alimentation

Samedi 5 novembre 2022, nos confrères du Parisien ont révélé en exclusivité une partie du communiqué des sociétés de restauration scolaire. Celui-ci sera publié le lundi 7 novembre 2022.

Tout d’abord, il faut noter les augmentations importantes sur le territoire. On constate une augmentation de près de 10% entre septembre 2021 et septembre 2022. En effet, il y a jusqu’à 14,9% d’augmentation sur les produits premier prix (PPX) et 12% sur les produits MDD (MDD).

Il faut noter que les prix dans nos supermarchés préférés continuent d’augmenter. C’est ce que montre la synthèse, publiée ce jeudi 29 septembre 2022. Et ce, par le cabinet d’analyse IRI France.

Ensuite, il faut préciser que cette société a plusieurs rôles. Principalement, elle analyse chaque mois l’évolution de l’inflation alimentaire en France. Cette dernière avait déjà constaté une augmentation de 7,9% en un an en août.

En effet, si les biens de consommation ont augmenté en moyenne de 9,11% entre septembre 2021 et septembre 2022. Il semble donc que la hausse reste encore plus importante pour d’autres catégories.

Par exemple, l’inflation a atteint 11,13% pour les produits salés, 13,15% pour les produits surgelés et les glaces.

Ou encore jusqu’à 29,91 % pour les viandes surgelées. Et comme mentionné, cette hausse des prix a une influence majeure sur les cantines scolaires.

Des produits phares à des prix exorbitants

Nos confrères du Monde ont tenté de clarifier la situation et surtout l’évolution des prix que connaît la France. Ils ont demandé à IRI France de détailler l’inflation d’un chariot de supermarché.

Il faut savoir qu’en un an, leur caddie complet a augmenté de près de 12,4 %, passant de 100 € à 115,03 €. Quelques produits alimentaires sont en tête de liste de l’explosion des prix.

L’huile de tournesol est l’un d’entre eux. En septembre 2021, un litre d’huile de tournesol premier prix coûtait 1,47 €, contre 3,49 € un an plus tard. Une augmentation de 137 %. Pour expliquer cette hausse, il faut se pencher sur le conflit chez nos voisins de l’Est. Les cantines scolaires utilisent ce produit, par exemple.

Il est donc intéressant de noter que, face à cette inflation, certains distributeurs ont annoncé qu’ils allaient geler les prix d’une série de produits de première nécessité.

En effet, pour 2023, les négociations à venir tenteront de fixer certains prix. Et ce, dans le but de soutenir les Français.

Au vu de ce qui se passe au niveau des prix de l’électricité, on pourrait avoir trois points d’inflation supplémentaires en 2023, souligne Emily Mayer de l’IRI à nos confrères du Monde.

Il faut dire qu’à ce rythme, l’inflation alimentaire pourrait rapidement dépasser la barre des 10%. Un chiffre inquiétant pour de nombreuses personnes. Qu’il s’agisse des ménages eux-mêmes ou des restaurants et cantines scolaires.

Les cantines scolaires en danger

Il faut savoir que cette décision est un véritable casse-tête budgétaire. En France, il faut savoir que 3,2 millions de repas sont servis chaque jour dans les cantines scolaires.

Et ce, dans les cantines scolaires de nos enfants. Comme vous le savez, 10,8 millions de Français ont reçu une prime exceptionnelle de solidarité le jeudi 15 septembre 2022. Il s’agit de soutenir les ménages français dans leur lutte contre la hausse des prix alimentaires.

Cette inflation fait un sérieux trou dans le porte-monnaie des Français. Le mardi 24 mai 2022, Philippe Laurent, vice-président de l’Association des maires de France, a fait une annonce.

En effet, il a assuré à France Info qu’une augmentation de 5 à 10% était à prévoir.

Le 5 novembre 2022, dans un article exclusif publié dans Le Parisien, les sociétés de restauration scolaire, les cantines scolaires, ont déclaré qu’elles allaient droit à la catastrophe.

Depuis trois ans, notre secteur traverse la crise la plus profonde de son histoire, face à la hausse des prix, nous ne pouvons plus continuer.

Pour chaque repas servi à la cantine, les entreprises de notre secteur perdent de l’argent, peut-on lire dans l’article complet publié le 7 novembre 2022.

Augmentation de 18 % des prix des matières premières

Philippe Pont-Nouras, le patron d’un grand groupe, a tenu à assurer que tout le monde s’affole. Il a également tenu à souligner que l’inflation des matières premières était de plus en plus manifeste.

Inquiet, il a semblé vouloir faire passer un message sur les prix des produits alimentaires. Philippe Pont-Nouras a déclaré : En juin-juillet, l’alimentation telle que nous la payons – c’est-à-dire avec peu d’emballages, mais presque uniquement des matières premières – a augmenté de 7%.

En août, nous étions à 9-10%, en septembre à 12% et en octobre à 13%. Selon les prévisions, nous devrions être proches de 18% en novembre !

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Il est important de savoir que, dans un souci d’engagement, les cantines scolaires et les sociétés de restauration scolaire ne veulent pas faire payer plus cher les familles des élèves. Ils ne veulent pas non plus toucher aux normes légales, aux grammages et variétés minimales exigées par la loi.

Résultat, déplore Philippe Pont-Nouras : C’est maintenant aux collectivités locales de prendre leurs décisions. Ne peuvent-elles pas reporter l’investissement dans un rond-point pour payer les repas des enfants ?