Inflation : Ces nouvelles aides auxquelles vous pouvez prétendre face à la hausse des prix.

Depuis plusieurs mois, les prix augmentent dans les secteurs. Face à l'inflation, les Français ont droit à une nouvelle allocation.

Lorsque les Français ont enfin vu la lumière au bout du tunnel en 2022, ils ont été confrontés à une inflation sans précédent.

La cause ? Le coût de la crise sanitaire, mais aussi le conflit entre la Russie et l’Ukraine.

Résultat : les prix des denrées alimentaires, des matières premières et de l’énergie s’envolent, sans que l’on puisse en voir la fin.

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Pour soutenir le pouvoir d’achat de la population, le gouvernement a mis en place depuis l’été un certain nombre de mesures.

Mais pourrons-nous compter sur la prime à l’inflation en 2023 ? La rédaction d’Il était une pub fait le point sur les aides de l’État face à la crise.

La prime à l’inflation, déjà versée en février 2022.

Pour aider les ménages, le gouvernement avait déjà testé un dispositif l’an dernier.

Cette aide exceptionnelle, d’un montant de 100 euros, visait tous les Français gagnant moins de 26 000 brut par an.

Elle s’adressait à la quasi-totalité de la population : salariés, indépendants, bénéficiaires de minima sociaux, etc.

Prenant en compte les revenus perçus l’année précédente, la prime d’inflation a été versée par tranches de décembre 2021 à février 2022.

Étudiants, boursiers, retraités... Près de 38 millions de personnes ont pu bénéficier de cette aide d’un montant de 100 euros.

De plus, elle a été calculée sur une base individuelle. Cela signifie qu’elle n’a pas été basée sur les revenus du ménage.

Par exemple, dans le cas d’un couple, gagnant chacun 1 500 euros, les deux avaient droit à cette aide.

Toutefois, cette mesure n’est pas destinée à être répétée au début de chaque année.

L’allocation d’inflation versée en 2022 devait être ponctuelle. Or, les prix ont continué à augmenter au cours des 12 derniers mois.

Le plan de bataille du gouvernement pour faire face à la crise

Depuis l’été 2022, nos dirigeants ont pris la mesure de la crise que nous traversons.

Ainsi, ces derniers mois, de nombreuses mesures ont été mises en place pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

Toutes ces mesures devraient désormais remplacer la prime d’inflation, versée l’année dernière.

Afin d’aider les Français, il existe désormais une myriade de prestations sociales ciblées et d’incitations.

Dès septembre 2022, certains ménages ont pu obtenir une prime exceptionnelle de rentrée scolaire. Depuis, l’exécutif a multiplié les annonces et les plans pour aider la population à faire face à l’inflation.

Carburants : compenser la flambée des prix à la pompe

Les prix de l’essence et du gazole, affichés dans les stations-service, ont suscité beaucoup d’inquiétude chez les automobilistes en 2022.

Pour ne rien arranger, les conducteurs ont dû faire face à la grève des raffineurs.

Même si la prime à l’inflation ne sera pas reconduite, le gouvernement a pensé à ceux qui doivent faire le plein tous les jours.

Le 7 décembre, le Premier ministre, Elisabeth Borne, a annoncé le versement d’un chèque carburant, prévu pour le début de l’année 2023.

Cette nouvelle aide est destinée aux 50% des Français les plus pauvres. Pour y avoir droit, les personnes doivent prouver que leurs ressources sont inférieures à un certain plafond.

Mais il faut également certifier que vous utilisez quotidiennement votre véhicule pour vous rendre au travail.

Pour cela, vous devez faire une demande en ligne sur le site des impôts. Vous devrez alors indiquer votre numéro fiscal (mentionné sur votre avis d’imposition) et la plaque d’immatriculation de votre véhicule.

Cette nouvelle allocation carburant a pour but d’aider les travailleurs fragilisés par l’inflation.

Pour rappel, elle remplacera également la réduction de 10 centimes par litre de carburant accordée ces derniers mois.

En effet, cette réduction sans précédent prendra fin le 31 décembre 2022. Interrogé sur RTL, le Premier ministre a pris la parole pour justifier cette nouvelle mesure.

Elle représente une remise d’environ 10 centimes par litre si vous parcourez 12 000 km par an, soit la moyenne de ce que font les Français en un an…

Fin de la prime à l’inflation, place au chèque énergie

En France, le chèque énergie ne fait pas partie des dispositifs les plus récents. En effet, son existence remonte à 2018.

Au départ, il remplaçait les tarifs sociaux de l’énergie (appliqués par les opérateurs). Initialement, il ne concernait que les ménages les plus modestes. Néanmoins, il fait l’objet de changements exceptionnels cet hiver.

Car l’abattement pour inflation n’aura pas lieu en 2023. Le gouvernement privilégie plutôt des leviers d’action plus ciblés, comme le chèque énergie.

Pour l’année à venir, il a donc prévu des aides qui concerneront près de 12 millions de Français.

D’ailleurs, les pouvoirs publics ont commencé les versements à partir du 12 décembre 2022.

En fonction de vos ressources, le montant variera entre 100 et 200 euros. A priori, il n’est pas nécessaire d’effectuer des démarches pour la recevoir. Cela dit, il existe un site internet dédié au dispositif, pour s’informer au mieux.

Bon à savoir : Pour les ménages qui se chauffent au fioul ou au bois, il existe également des chèques énergie.

Dans ce cas, l’allocation varie de 50 à 200 €, et compense l’inflation qui touche ces produits.

Des revenus plus élevés pour contrer la hausse des prix ?

En 2022, les étudiants boursiers et bénéficiaires de minima sociaux, ainsi que les retraités, ont vu leurs versements augmenter de 4 %.

Et si la compensation de l’inflation ne reviendra pas, les choses semblent devoir s’améliorer.

Du côté des travailleurs, le SMIC a également augmenté de 84 euros/mois depuis un an.

Mais pour le gouvernement, une augmentation générale des revenus n’est pas forcément la solution idéale.

Pour Bruno Le Maire, il s’agit d’éviter la spirale inflationniste provoquée dans les années 1970 par une hausse générale et automatique des salaires totalement découplée de la productivité du travail.

Néanmoins, le ministre de l’Économie encourage les entreprises à aider leurs salariés de manière pragmatique.

Il fait ainsi la promotion de la prime de partage de la valeur (anciennement appelée prime Macron).

Ce que je constate, c’est que cela fonctionne. Il est donc toujours dans notre intérêt de pérenniser ce qui fonctionne.

Pour rappel, ce dispositif permet aux employeurs de verser une prime, non imposable jusqu’à 3 000 voire 6 000 euros, aux salariés.

Il reste toutefois facultatif et dépend donc de la bonne volonté des dirigeants. En 2022, son montant atteindra 710 euros en moyenne.

Pas de prime d’inflation donc, mais le gouvernement veut montrer qu’il fait tout pour aider la population.

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Espérons que ces actions pourront protéger les ménages face à une précarité grandissante et une hausse impitoyable des prix.