Alimentation et énergie : Voilà jusqu’à quand les prix vont rester au plus haut pendant l’inflation !

Alors que l'inflation en France continue de progresser, atteignant 4,5 % depuis mars, la Banque mondiale estime qu'elle n'est pas prête de baisser.

Pire, les prix des matières premières et de l’énergie devraient rester à leur plus haut niveau jusqu’en 2024 au moins, en cause l’inflation galopante.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le porte-monnaie. Depuis plusieurs mois, l’inflation ne cesse d’augmenter en France et en mars 2022, elle a même atteint 4,5% sur un an, selon l’INSEE. Résultat, les prix du chauffage, de l’essence, mais aussi des produits de consommation ont pour certains considérablement augmenté, comme la viande (5,23%), le pétrole (2,96%), le café torréfié (2,88%), le sucre (2,32%) ou encore le papier toilette (2,11%).

Ce constat ne rassure pas vraiment les Français, plus que jamais inquiets pour leur pouvoir d’achat, conséquence d’une crise énergétique liée notamment à la guerre en Ukraine. Cette dernière a en effet provoqué un choc majeur sur les marchés des matières premières et changé la face du commerce, de la production et de la consommation dans le monde, indique la Banque mondiale.

 

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Si un retournement n’est pas attendu avant 2023 concernant l’inflation, pour une légère baisse, l’institution financière internationale estime que l’horizon court même jusqu’en 2024, après une hausse de 50% attendue pour le prix de l’énergie en 2022. Pour les produits agricoles et les métaux, la hausse pourrait être de l’ordre de 20%.

Toutefois, les prix des produits de base devraient rester bien supérieurs à la moyenne des cinq dernières années, et en cas de guerre prolongée ou de nouvelles sanctions contre la Russie, ils pourraient devenir plus élevés et plus volatils que prévu actuellement, prévient la Banque mondiale.

Le produit alimentaire de base qui a augmenté

Ce n’est pas un réconfort pour les consommateurs. Car si les aides sociales vont être revalorisées, tout comme le salaire minimum, à partir du 1er mai 2022, la tendance ne s’inversera pas immédiatement. A tel point que certains ont revu leur consommation à la baisse, notamment en matière d’alimentation.

 

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Si les produits premier prix ont la cote, les produits bio et les grandes marques sont boudés. Et les boîtes de conserve, appréciées pour leur faible prix et leur longue durée de conservation, pourraient bientôt être considérées comme hors de portée pour certains, même si elles auraient augmenté de 4 %, en raison de l’impact de la guerre en Ukraine sur les matières premières comme l’acier et l’aluminium.

Pouvoir d’achat : ce produit du quotidien a vu son prix augmenter de 55% en un an

Chaque Français peut le constater chaque jour lorsqu’il fait ses courses : de nombreux produits ont vu leur prix augmenter ces derniers mois. Les différentes crises, et notamment la flambée des prix de l’énergie, ont créé une inflation galopante et généralisée. Cependant, tous les produits n’ont pas été touchés de la même manière, selon le baromètre mensuel de l’INSEE sur les prix à la consommation. Si certains produits de consommation courante ont augmenté moins vite que l’inflation (plus de 6 % en juillet), d’autres ont connu des évolutions impressionnantes.

Une gamme de produits en particulier a vu son prix exploser. Il s’agit des huiles de tournesol et de colza, dont le prix a augmenté de 55% en un an. La première raison de cette hausse est la guerre russo-ukrainienne. Ces deux pays agricoles représentent habituellement 80% des exportations mondiales de tournesol. Mais entre les combats, le blocage des marchandises et les sanctions internationales, la plante est devenue particulièrement rare et donc chère à l’échelle mondiale.

Céréales et viande fortement impactées

En conséquence, le prix de l’huile de tournesol s’est envolé. La pénurie était telle que les acheteurs se sont tournés vers l’huile de colza. Mais l’huile de colza elle-même ne pouvait pas absorber la demande. D’autant que le marché était déjà tendu au niveau international. La production avait chuté durant l’été 2021 à cause des incendies au Canada, grand producteur de colza.

inflation

Plus généralement, l’ensemble de la production mondiale de céréales est affectée par la guerre en Ukraine, les conditions climatiques ou tout simplement les prix de l’énergie. Les huiles alimentaires qui en sont issues ont toutes fortement augmenté en conséquence. Seule l’huile d’olive est relativement épargnée.

Les autres denrées alimentaires fortement touchées sont la farine (+18,4%), le couscous et les pâtes (+16,7%). Les prix de la viande s’envolent également, avec une hausse de 14,6 % pour la volaille, tout comme les prix du poisson, qui ont augmenté en moyenne de 17,2 %.