Enfin la prime d’aide alimentaire promise arrive sur votre compte en banque, êtes-vous concernés ?

Promise depuis 2020, l'aide alimentaire tant attendue par les Français va enfin être mise en place. Alors, qui sont les personnes concernées ?

En 2020, lors de la crise sanitaire, Emmanuel Macron annonce la mise en place d’une aide alimentaire pour les Français. Cette aide sera discutée et votée au parlement en 2021. Après plus d’un an d’attente, nous vous livrons dans cet article les informations dont nous disposons sur cette mesure.

Ce qu’il faut savoir sur le bon d’achat alimentaire.

Cette aide alimentaire promise par le gouvernement n’est pas nouvelle. C’est en 2020 que le président de la République a évoqué cette mesure pour la première fois.

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Il s’agissait d’une initiative de la Convention climat, chargée de proposer des solutions au gouvernement. Parmi leurs idées, l’aide alimentaire a retenu l’attention du président.

Je suis d’accord sur le bon alimentaire, nous devons donc le faire, a-t-il déclaré en décembre 2020 devant la Convention.

Pour le président français, ce dispositif vise à aider les plus précaires à se nourrir avec des produits bio et locaux. Selon Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, cette aide alimentaire sera mise en place dès l’élection d’Emmanuel Macron. Cependant, jusqu’à présent, rien n’est certain.

Le principe a été décidé mais les paramètres et les détails techniques ne sont pas encore arrêtés, a expliqué le président de la République.

Qui est concerné ?

Les modalités concernant cette aide alimentaire sont encore assez floues. Par conséquent, le montant n’est pas encore connu. Toutefois, la fourchette de la somme présentée par le député Mounir Mahjoubi, en charge de ce dossier, se situe entre 30 et 60 euros.

Le budget total pourrait alors s’élever de quelques centaines de millions à deux milliards d’euros, a-t-il précisé.

De même, la date de versement de cette somme n’est pas encore très claire non plus. La seule information, selon Julien Denormandine, est qu’elle serait versée en 2022. D’autant plus qu’Emmanuel Macron a été réélu cette année.

Concernant les bénéficiaires, Julien Denormandine avait déclaré que près de 8 millions de nos concitoyens qui ont des difficultés à accéder aux productions locales, aux productions de qualité, à nos productions françaises.

Un chiffre proche du nombre de personnes pauvres en France. Le gouvernement aurait donc priorisé les jeunes de 18 à 25 ans et les familles en situation de précarité qui ont des difficultés à se nourrir correctement. Rappelons qu’en mars 2022, lors de sa campagne, Emmanuel Macron avait évoqué les classes moyennes et modestes pour cette mesure.

L’objectif de cette aide alimentaire

Comme évoqué précédemment, l’un des objectifs de cette aide alimentaire est de favoriser la consommation locale afin d’aider les agriculteurs. Ce bon d’achat permettrait de consommer directement des produits frais bio ou labellisés en circuit court. Un objectif qui ne convient pas du tout à la grande distribution.

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Ce qui serait dommage, c’est qu’on fasse des bons alimentaires pour les Français, qui sont dépensés dans les magasins les plus chers, c’est le comble, si on fait un bon alimentaire, c’est pour aider les gens qui ont peu d’argent, qui sont chez nous, chez Lidl, Aldi…, a noté Michel-Edouard Leclerc, patron du groupe Leclerc.

Cependant, ils n’ont pas à avoir peur, car tout a déjà été bien étudié par le gouvernement.

Dans certaines circonscriptions populaires et urbaines, qui ont peu de ventes en circuits courts ou à la ferme, rien ne sera possible si nous ne travaillons pas avec la grande distribution, a assuré Mounir Mahjoubi.

Les associations ne sont pas contentes

Si cette mesure semble annoncer une bonne nouvelle, les associations doutent de l’efficacité de l’aide alimentaire pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Le responsable d’Ensemble, bien vivre, bien manger, Laurent Seux, avait déclaré que le montant n’est pas suffisant pour nourrir un individu. Une aide qu’il avait qualifiée de miettes en termes de nourriture.

De l’ordre de 30 à 50 euros par mois et par bénéficiaire, alors qu’il faudrait au moins 120 euros par mois pour financer une alimentation correcte, avait-il déclaré.

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Pour eux aussi, l’application de cette nouvelle mesure pourrait avoir un impact sur leur association, notamment sur leur subvention. Julien Adda, le directeur du réseau Cocagne a déjà perdu 300 000 euros de subvention à cause de ce projet de banque alimentaire.

Les bons d’alimentation pourraient anéantir des programmes innovants qui ont mis des années à se mettre en place pour des milliers de bénéficiaires, a-t-il déclaré avec regret.