Dernière minute : le vapotage réveille des cellules cancéreuses similaires au tabagisme, attention danger !

Le vapotage, qui est considéré comme une bonne alternative au tabagisme, semble finalement risqué. Il pourrait réveiller les cellules cancéreuses.

Attention à ne pas inhaler la vapeur d’une cigarette électronique. En effet, comme la pollution atmosphérique, elle pourrait provoquer les conséquences du tabagisme : un cancer du poumon chez les non-fumeurs. Enfin, le vapotage ne semble sûr qu’à court terme. Sur le long terme, il est problématique.

Le vapotage, une meilleure alternative à la cigarette

Aux États-Unis et ailleurs, la cigarette électronique connaît un succès continu. Selon le ministère américain de la Santé, le vapotage a augmenté de 900 % chez les lycéens entre 2011 et 2015. Entre 2017 et 2019, il a encore augmenté d’un facteur deux.

Des chercheurs de l’Institut Francis Crick de Londres affirment que le vapotage est plus sûr que la cigarette. Peut-être. En effet, des doutes subsistent car cette pratique peut générer des risques à long terme et provoquer les mêmes conséquences qu’une personne atteinte de tabagisme. L’un des chercheurs de l’Institut, Charles Swanton, s’est d’ailleurs exprimé à ce sujet.

tabagisme actif

Il m’est impossible de dire que c’est une solution sans risque pour arrêter de fumer, explique-t-il dans un article de The Independent.

Il poursuit en disant que le vapotage s’agit certainement d’une meilleure alternative aux cigarettes. Toutefois, l’homme, qui est également clinicien au Cancer Research UK, a précisé une chose. Ce n’est pas parce que c’est une meilleure alternative que c’est sans risque.

Les scientifiques ont cherché à savoir pourquoi certaines personnes atteintes d’un cancer du poumon sont des non-fumeurs. Au Royaume-Uni, une personne sur huit est non-fumeuse. Le tabagisme est l’une des principales causes de la maladie.

Ce que les chercheurs ont découvert

Les chercheurs ont mené des recherches sur des humains et des souris. Ils ont mesuré l’exposition aux particules de suie. Ces particules sont présentes dans l’air et peuvent provoquer la croissance de cellules cancéreuses dans les poumons.

Ils ont découvert que le processus à l’origine des tumeurs chez les non-fumeurs est différent de celui associé au tabagisme. Le tabagisme déclenche une mutation directe de l’ADN qui peut conduire au cancer.

D’après ce qu’ils ont découvert, les chercheurs pensent que les irritants tels que la pollution atmosphérique provoquent une inflammation.

Celle-ci est suivie d’un processus de guérison. Ce processus réveillerait des cellules dormantes qui pourraient conduire à des mutations cancéreuses. Avec cette découverte, les scientifiques craignent que le même processus ne se produise avec le vapotage.

Médicaments anti-inflammatoires

Après avoir découvert ce processus, les chercheurs envisagent de l’arrêter avec des médicaments anti-inflammatoires. Cependant, ils affirment que cela prendra des années. Cependant, Charles Swanton affirme qu’ils ont trouvé un mécanisme.

Ce mécanisme pourrait les aider à trouver de meilleurs moyens de prévenir et de traiter le cancer du poumon chez les non-fumeurs. Selon le Dr William Hill, il est nécessaire de trouver des moyens de réduire l’inflammation dans les poumons.

tabagisme passif

Cela permettra de réduire le risque de cancer du poumon chez les non-fumeurs. Le médecin craint que le vapotage et le tabagisme ne deviennent les principales causes d’une vague de cancers du poumon. Et cela se produira dans les dix prochaines années.

Le tabagisme passif

Le tabagisme passif a également déjà été étudié. Un lien significatif existe entre l’exposition indirecte aux cigarettes électroniques et les problèmes pulmonaires chez les jeunes adultes. C’est l’équipe de Tahat Islam qui a mené l’étude sur une cohorte de 2097 lycéens californiens. Ils étaient âgés de 17 ans en moyenne.

tabac

Cette étude s’est déroulée de 2014 à 2019. L’étude a révélé que le tabagisme passif était associé à un risque accru de symptômes bronchiques et d’essoufflement. Cette corrélation s’est avérée forte même chez les non-fumeurs. Qu’ils fument ou non des cigarettes électroniques.

Les jeunes adultes exposés à la vapeur de nicotine étaient 40 % plus susceptibles d’avoir une toux chronique et des problèmes de flegme. Ou de souffrir de bronchite. C’est ce qu’ont révélé des recherches menées l’année dernière.

Ils étaient 53 % plus susceptibles de dire qu’ils étaient fréquemment essoufflés. Toutefois, en ce qui concerne l’essoufflement, les femmes étaient de loin les plus susceptibles de signaler de tels symptômes. Elles étaient majoritaires à 70,2 %.

tabagisme

Ces résultats soulignent la plus grande vulnérabilité des femmes aux effets néfastes du tabagisme. En outre, une femme a entre 20 et 70 % de risques supplémentaires de développer un cancer par rapport à un homme.

Et ce, pour le même nombre de cigarettes fumées. Il faut également noter que, physiologiquement, les poumons sont plus sensibles aux substances cancérigènes contenues dans les cigarettes.