Un homme retraité depuis 2011 dans l’obligation de retrouver un travail

Claudy Duthil est un ancien agent municipal. Retraité depuis 2011, il a dû reprendre une activité professionnelle pour son pouvoir d'achat.

L’augmentation du coût de la vie n’épargne personne. Actifs et retraités y sont confrontés depuis le début de l’année et leur pouvoir d’achat est mal en point. Tout le monde est en difficulté, comme Claudy Duthil.

Claudy Duthil est un ancien agent municipal. Il est à la retraite depuis 2011, mais récemment, il a dû commencer un nouveau travail.

Un retraité contraint de reprendre le travail

Chaque jour, l’inflation ronge notre pouvoir d’achat. Elle n’épargne personne, qu’il soit actif ou retraité. D’ailleurs, parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui sont contraints de reprendre le travail. Claudy Duthil est l’un d’entre eux.

À 70 ans, Claudy Duthil est un ancien agent municipal. Nos confrères d’Actu se sont entretenus avec lui le 30 septembre 2022.

Claudy Duthil retraite
Avant de prendre sa retraite en 2011, Claudy Duthil travaillait au service des espaces verts de la mairie des Andelys, dans l’Eure. Depuis juin dernier, pour faire face à la hausse des prix, Claudy Duthil travaille comme chauffeur routier.

J’étais agent de maîtrise principal lorsque j’ai pris ma retraite le 1er juillet 2011, explique-t-il.

Étant marié, Claudy Duthil ne perçoit plus qu’une pension de 1300 euros. Quant à sa femme, qui emmène les enfants à travers le carrefour, elle gagne 520 euros par mois. Claudy Duthil et sa femme louent une maison pour 700 euros. Leurs revenus ne sont donc pas suffisants.

Ils doivent aussi payer l’assurance de la maison et de la voiture, ainsi que l’assurance maladie. À cela s’ajoutent les factures d’électricité et de gaz. L’ancien agent municipal a déclaré qu’ils utilisent le gaz de ville pour le chauffage. Il s’agit, selon Claudy Duthil, d’une dépense très élevée.

Il a postulé pour un emploi de chauffeur

Le septuagénaire a été pompier volontaire pendant 31 ans. Aujourd’hui en manque de pouvoir d’achat, il a décidé de prendre un emploi. Le septuagénaire a donc postulé pour un emploi de chauffeur chez Mobi France.

Il s’agit d’une entreprise spécialisée dans le transport de personnes handicapées. Depuis le 27 juin, l’Andelysien a pour mission de transporter des travailleurs handicapés. Il se déplace entre son domicile et son lieu de travail.

Claudy Duthil passe trois heures de sa journée au volant d’un Citroën Berlingo 6 places. Une Citroën que l’entreprise a mise à disposition. Avec cet emploi, le retraité gagne environ 520 euros par mois. Ce qui lui permet de joindre les deux bouts dans ce climat économique morose.

Pouvoir d’achat : les pensions ne suffisent pas

Comme Claudy Duthil, de nombreux retraités sont obligés de trouver un emploi pour subvenir à leurs besoins. Les pensions ne sont pas suffisantes.

Pourtant, chaque année depuis 10 ans, ces pensions ont augmenté. Mais l’inflation reste supérieure à cette augmentation des pensions. Une annexe au PLFSS pour 2022 présente l’évolution du pouvoir d’achat des retraités depuis 2010.

 

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Les pensions du régime général, de la fonction publique et de l’Agirc-Arrco liquidées en 2010 garantissent un pouvoir d’achat plus faible en 2021 que lors de leur liquidation en 2010.

Voilà ce que dit le document. C’est un constat beaucoup plus nuancé que celui qui a été fait à plusieurs reprises pendant la crise sanitaire. Le mercredi 20 octobre 2021, les parlementaires ont discuté de ce projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Il a postulé pour un emploi de chauffeur

Un décrochage plus ou moins fort.

Le décrochage est plus ou moins fort. Que ce soit pour le régime de base ou le régime complémentaire des salariés du secteur privé de l’Agirc-Arrco !

Pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros, les pensions du régime de base ont augmenté de 8,6 % entre 2010 et 2021.

Il en va de même pour le régime de la fonction publique. Pour ceux qui gagnent plus de 2000 euros, l’augmentation a été limitée à 7,9%. Cette différence est due à la revalorisation différenciée de la pension de base introduite en 2020.

Claudy Duthil
Pour rappel, la pension de base a été revalorisée au 1er janvier 2020. Cela signifie une augmentation de 1% pour la pension des retraités gagnant moins de 2000 euros. Pour les retraités qui gagnent plus, leur pension a été augmentée de 0,3 %.

Un décrochage en plusieurs étapes

Pour la retraite complémentaire, la hausse est de 7,2% à l’Arrco (ancienne retraite complémentaire des non-cadres). Pour l’Agirc (ancien régime complémentaire des cadres), la hausse est de 5,1 %. Les deux sont étudiés séparément, car ils ont fusionné au 1er janvier 2019.

L’évolution des prix (hors tabac) atteint 9,9% sur la même période. Ce sont donc les ex-cadres qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser le plus. L’écart entre l’inflation et les pensions s’est produit en plusieurs étapes sur 10 ans.

Tout d’abord, les retraites Agirc ont baissé en 2011. Cela était dû à la faible revalorisation prévue par l’accord Agirc-Arrco de 2011. À partir de 2017, les autres pensions ont reculé sous l’effet de diverses mesures.