Un des produits préférés des Français pourrait disparaître des rayons des supermarchés !

Nous sommes dans un contexte de pénurie alimentaire. Selon le PDG des supermarchés Système U, les choses ne vont pas s'arranger.

Au train où vont les choses, ces produits du quotidien risquent de manquer. En effet, le contexte actuel rend les approvisionnements des produits difficiles.

Le PDG du groupe de supermarchés Système U prévient que la situation ne devrait pas revenir à la normale dans les prochains mois.

Dominique Schelcher met en garde les Français

En France, le quotidien des consommateurs est devenu de plus en plus compliqué ces derniers temps.

produits disparition rayon

De nombreux secteurs, dont celui de l’alimentation, connaissent actuellement des pénuries de produits. Cela est dû à des difficultés d’approvisionnement en carburant.

20 minutes rapporte les propos de Dominique Schelcher, PDG des supermarchés Système U.

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, M. Schelcher a évoqué les ruptures de stock actuelles et futures. Selon le PDG, la pénurie de produits est passée de 2% à un taux de 10-12%.

Nous n’avons jamais connu une crise comparable à celle d’aujourd’hui, en tout cas pas depuis plus de cinquante ans, a déclaré Dominique Schelcher au Journal du Dimanche.

Il prévient que dans les semaines à venir, de nombreux produits alimentaires manqueront dans les rayons des supermarchés U.

Risque de pénurie dans les supermarchés

Si les conséquences de la pandémie se font encore sentir, la situation mondiale actuelle les amplifie. Cela crée des phénomènes visibles au quotidien. Selon BFMTV, d’autres produits risquent de subir le même sort que la moutarde :

Les huiles, les féculents, les pâtes, la farine, le riz…. La plupart de ces produits sont déjà sous pression

Voilà encore un problème qui n’arrange pas les consommateurs. En effet, ces derniers souffrent déjà de l’inflation toujours plus importante et de la baisse du pouvoir d’achat.

 

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Le niveau des ventes sur ces familles de produits reste très élevé, +30 à +50% sur les huiles chaque semaine par rapport à d’habitude, déplore Myriam Qadi, chargée d’études à l’institut NielsenIQ, dans 60 Millions de Consommateurs.

Résultat, les Français multiplient les achats de produits de précaution par crainte de ruptures de stock imminentes.

Et ce, alors qu’ils se serrent déjà la ceinture en raison du manque de pouvoir d’achat. De plus, avec les aléas climatiques tels que la sécheresse et la canicule, les choses s’aggravent.

Supermarchés : pénurie due à la météo

BFMTV rappelle que la sécheresse de cet été s’ajoute aux tensions internationales et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Par conséquent, les agriculteurs sont en grande difficulté. A cela s’ajoutent les champs brûlés et le manque d’eau qui les met en danger.

En effet, les conséquences sur la production végétale et animale seront importantes. Par exemple, selon les estimations du ministère de l’agriculture, la production de maïs est de 12,7 millions de tonnes cette année. C’est 18,5 % de moins qu’en 2021.

Dans certaines cultures, les rendements devraient être inférieurs de 55 % à ceux d’une année moyenne. C’est le cas du miel et des pommes de terre. Leurs prix sont susceptibles d’augmenter fortement.

Pour les produits courants comme les pommes de terre, les difficultés d’approvisionnement vont s’accroître.

Tout cela est dû à la sécheresse et à la canicule. L’Union nationale des producteurs de tubercules indique que le secteur s’attend à une baisse d’activité d’un milliard d’euros sur l’année.

Cela équivaut à un tiers du chiffre d’affaires du secteur en France. Son président est certain qu’il n’y aura pas assez de pommes de terre pour satisfaire l’ensemble de la demande.

Le lait semble à l’abri de la pénurie

Le lait fait également partie des produits susceptibles d’être touchés par la canicule.

Dans Libération, la Fédération nationale des producteurs de lait explique que la baisse de la production est de l’ordre de 20%. En principe, il n’y a pas de crainte de pénurie.

produits

Cependant, il faudra que la grande distribution accepte les hausses de prix demandées.

Ceci afin de compenser la baisse de la production. Si elle refuse, les producteurs donneront la priorité aux industriels.

Ceux qui produisent du fromage et du beurre. Si tel est le cas, le lait pourrait à son tour se raréfier dans les rayons des supermarchés.