Suite à une erreur dans le catalogue Carrefour, un client obtient 333 euros de remise !

Suite à une erreur de Carrefour Dijon, Maxime a failli ne pas recevoir ses granulés. Découvrez ce qui s'est passé.

Dans son catalogue Black Friday, Carrefour a affiché une promotion erronée. Bien que l’erreur ait été rapidement rectifiée, le détaillant a tout de même fait un beau geste envers l’un de ses clients.

L’erreur de Carrefour

Dans son catalogue Black Friday, Carrefour a affiché une promotion qui a induit un consommateur en erreur. Le consommateur s’appelle Maxime, et à cause de cette erreur, il a failli ne pas obtenir le produit.

erreur prix carrefour

Pour mémoire, Carrefour avait mis en vente ses palettes de granulés. Une remise de 40% apparaissait sur son catalogue pour la période du vendredi 18 au lundi 28 novembre.

Cette remise a séduit Maxime. Désireux d’acheter des pellets en cette période de crise, l’acheteur s’est rendu dans un Carrefour Dijon.

Une fois dans le magasin Carrefour, il a été surpris de voir que la remise n’était en réalité pas de 40%, mais de 40 euros. Surpris, l’acheteur a informé le magasin, qui a pris note.

Au final, il a dû attendre plusieurs jours avant d’obtenir ce qu’il voulait, mais Maxime a tout de même eu sa palette de granulés. Carrefour a fini par la lui vendre avec une remise de 40% le lundi 28 novembre.

Selon l’UFC-Que Choisir, la décision prise par le détaillant est juste. Pourquoi ? Parce que, selon l’UFC-Que Choisir, lorsque ce type d’erreur se produit, le détaillant responsable doit donner satisfaction au consommateur.

 

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Sauf si le consommateur est de mauvaise foi, le professionnel doit assumer les prix affichés, sur un catalogue ou en magasin, même s’il y a une erreur, explique l’association.

Ce que dit la loi sur les erreurs de prix

Selon la loi, lorsque le prix d’un article en rayon fait l’objet d’une erreur, l’acheteur doit avoir le dernier mot. En effet, cette erreur peut être considérée comme une pratique commerciale trompeuse.

 

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Pour équilibrer les choses, le produit doit alors être vendu au prix le plus avantageux pour le client.

Le client a également le droit de demander à payer le prix initial dans le cas d’une erreur d’étiquetage.

En cas d’erreur de prix, le consommateur doit procéder comme suit. Tout d’abord, il doit essayer de trouver un accord avec le détaillant.

Il peut le faire soit en s’adressant à l’entreprise, soit en envoyant un courrier électronique. Dans les deux cas, le client doit indiquer précisément la date des faits, ses demandes et les circonstances du litige.

Si les négociations n’aboutissent pas à un accord, le consommateur peut alors envoyer une mise en demeure.

Là encore, la lettre doit contenir la date des faits, la demande et les circonstances du litige. Dans la lettre, il doit également mentionner ses coordonnées complètes.

Le vendeur dispose de 8 jours pour répondre à la mise en demeure. Passé ce délai, le client a le droit de porter l’affaire devant le tribunal d’instance s’il ne reçoit pas de réponse.

Il peut également signaler la situation à la DGCCRF. Ainsi, sa plainte aura plus de chances d’être prise en compte.

Rappelons que tout produit proposé à la vente doit être marqué ou étiqueté. Si ce n’est pas le cas, le commerçant qui l’expose dans ses rayons est passible d’une amende administrative de 15 000 euros.

Exceptions à la règle

Un vendeur qui a commis une erreur de prix doit vendre le produit concerné au prix inférieur. Il existe toutefois des exceptions.

C’est le cas, par exemple, si le prix affiché est trop bas par rapport à la valeur réelle de l’article. Dans une telle situation, le vendeur a le droit de ne pas vendre le produit.

Un tel scénario s’est produit dans des hypermarchés de Nîmes et de Montpellier en 2020.

erreur

En raison d’un bug informatique, des écrans plats d’une valeur de 439,99 € étaient proposés à 30,99 €. Cela a provoqué le chaos dans les magasins. Les vendeurs ne voulant pas vendre, la police a dû intervenir pour tout régler.

Si l’acheteur est malhonnête, le vendeur peut également refuser de vendre le produit. Cela peut arriver lorsque l’acheteur sait que le prix est faux, mais qu’il veut quand même acheter le produit.

Dans ce cas, le vendeur a le droit de lui refuser le produit. De plus, comme le stipule la loi, un commerçant n’a pas le droit de vendre à perte en dehors des périodes de vente.