Radar automatique en France : encore une mauvaise nouvelle pour les véhicules !

A partir de 2024, un nouveau type de radar automatique sera mis en place pour contrôler la vignette Crit'Air afin de lutter contre les véhicules polluants

Après les bons vieux radars automatiques qui pénalisent les excès de vitesse des véhicules… Les radars de feux rouges… Ceux qui sanctionnent le défaut d’assurance ou le non-port de la ceinture de sécurité des véhicules…

Un nouveau type de radars est apparu ! Mais attention, cette fois-ci ce n’est pas pour contrôler la vitesse d’un véhicule mais la présence de la vignette Crit’air.

Ces radars appelés ZFE (Zones Faibles Emissions) devraient être déployés dans plusieurs grandes villes de France qui possèdent des Zones à Faibles Emissions.

véhicules crit-air

Il s’agit notamment des villes de Rouen, Paris/Grand Paris, Reims, Strasbourg, Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Nice, Montpellier et Toulouse, ainsi que d’autres communes.

Ce nouveau modèle de radar devrait être mis en place d’ici 2023. En attendant au moins la création du fichier de référence des véhicules qui ont des vignettes Crit’ air qui n’a pas encore été faite par le gouvernement.

Et cela rend logiquement le radar non fonctionnel. Qu’en est-il de ce nouveau radar anti-pollution ?

Que sont les zones à faible émission (LEZ) ?

L’idée des LEZ est apparue en 2019, avant d’être votée en 2021, dans la loi sur le climat et la résilience.

Cette dernière a généralisé le principe. Ainsi, au 31 décembre 2024, toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants devront avoir mis en place leur propre zone de ce type.

Une ZFE est destinée à protéger les populations des zones denses les plus polluées, peut-on lire sur le site du Grand Paris. Son principe : favoriser la circulation des véhicules les plus propres.

Pour circuler dans une ZFE, la vignette Crit’Air doit être apposée sur le pare-brise. Elle distingue les véhicules en fonction de leur niveau d’émission de polluants atmosphériques.

Les véhicules les plus polluants et ceux qui ne sont pas classés ne pourront pas circuler dans la ZFE pendant certaines heures.

C’est le principe des ZFE, qui limitent l’accès à certaines zones de certaines agglomérations aux véhicules jugés trop polluants.

Pour ce faire, la vignette Crit’Air, qui classe les véhicules en fonction d’un certain niveau de pollution, est utilisée. Ainsi, l’accès aux vignettes les moins vertueuses est progressivement restreint.

Où seront installées ces zones ?

Selon le site web du gouvernement français, les zones de mobilité à faibles émissions (ZFE-m) ont été créées pour protéger les habitants des villes et des agglomérations où la pollution atmosphérique est élevée.

Dans le périmètre d’une ZFE-m, seuls les véhicules les moins polluants (selon leur certificat Crit’Air) sont autorisés à y circuler.

Ce sont les communes qui déterminent les périodes de restriction de circulation, les types de véhicules concernés (voitures, poids lourds, etc.) et le niveau Crit’Air minimum pour circuler dans la zone.

Ainsi, pour circuler dans une zone à faibles émissions, il est nécessaire d’évaluer le niveau de pollution de son véhicule et de coller la vignette Crit’Air correspondante. Le certificat Crit’Air et la vignette coûtent 3,67 euros en juin 2021 pour la France métropolitaine.

Actuellement, 11 villes ont mis en place une zone de mobilité à faibles émissions (LEZ-m) :

  • Grand Paris
  • Lyon
  • Aix-Marseille
  • Toulouse, Nice
  • Montpellier
  • Strasbourg
  • Grenoble
  • Rouen
  • Reims
  • Saint-Étienne

Dans ces zones, la circulation des véhicules les plus polluants est limitée et la prime à la conversion peut être complétée.

En effet, si vous achetez ou louez un véhicule peu polluant, vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, d’une prime à la conversion si, dans le même temps, vous mettez à la casse un vieux véhicule diesel ou essence. Cette prime s’ajoute au bonus écologique.

Quelles villes d’ici 2025 ?

D’ici 2025, les LEZ seront introduites en France dans toutes les zones urbaines de plus de 150 000 habitants.

Le pays comptera donc 45 zones de ce type. Dans celles-ci, les véhicules les plus polluants seront interdits. Voici les villes et communes concernées :

  • Dunkerque
  • Douai-Lens
  • Lille
  • Valenciennes
  • Paris – Métropole du Grand Paris
  • Reims
  • Metz
  • Strasbourg
  • Nancy
  • Mulhouse
  • Clermont-Ferrand
  • Dijon
  • Lyon
  • Annemasse
  • Annecy
  • Chambéry
  • Grenoble
  • Nice
  • Toulon
  • Aix-Marseille
  • Avignon
  • Nîmes
  • Perpignan
  • Montpellier
  • Pau
  • Bayonne
  • Toulouse
  • Saint-Etienne
  • Bordeaux
  • Limoges
  • Orléans
  • Tours
  • Angers
  • Nantes
  • Saint-Nazaire
  • Le Mans
  • Brest
  • Rennes
  • Caen
  • Le Havre
  • Rouen
  • Amiens
  • Béthune

Un nouveau radar pour les vignettes Crit’Air à partir de 2023

Quelle solution le gouvernement a-t-il trouvé pour faire respecter toutes ces nouvelles règles de circulation ? Un radar automatique qui permettra de verbaliser les contrevenants, bien sûr !

Ainsi, après les radars qui existent sous toutes les formes (tourelles, tronçons, mobiles…), les radars de feux tricolores, les radars anti-bruit…

Voici maintenant les nouvelles caméras à vignette Crit’Air ou caméras ZFE ! Celles-ci seront capables de vérifier la présence d’une vignette Crit’Air sur le pare-brise d’un véhicule.

Ainsi, ce radar pourra faire des recherches quant à la classification du véhicule dans le SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules).

Toutefois, des dérogations seront possibles. En effet, par exemple, les véhicules utilisés par la police, les pompiers et les services d’urgence en général feront l’objet d’une dérogation.

Ce nouveau radar ne clignotera pas en cas d’excès de vitesse ou de franchissement de feux rouges.

Le montant de l’amende n’a pas encore été déterminé.

Chaque radar sera donc réglé pour contrôler les vignettes Crit’Air en fonction des zones.

Concrètement, il sera capable de lire la plaque d’immatriculation d’un véhicule afin de vérifier la catégorie Crit’Air dans une base de données, le SIV. (Système d’Immatriculation des Véhicules).

Si la voiture n’est pas autorisée à circuler dans la zone, le flash radar se déclenchera. Le propriétaire du véhicule recevra une contravention à son domicile dans les plus brefs délais.

véhicules

Le montant de l’amende n’a pas encore été déterminé. Toutefois, il se murmure déjà que les contrevenants seront condamnés à une amende de classe 3 de 68 euros, qui peut être réduite à 45 euros ou portée à 180 euros. L’amende maximale pourrait s’élever à 450 euros.

Enfin, aucun automobiliste ne devrait pouvoir y échapper. Le gouvernement souhaite mettre en place un système de contrôle automatisé.

Les caractéristiques techniques des projets retenus seront présentées lorsqu’elles seront connues, a indiqué fin octobre Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique.