La nouvelle prime de départ à la retraite, tout savoir pour la toucher intégralement !

Lorsque vous prenez votre retraite, vous avez droit à une indemnité de départ sous certaines conditions. Nous vous expliquons tout cela.

La retraite est un sujet d’actualité depuis que le président Emmanuel Macron a annoncé qu’il travaillait toujours activement à la réforme du système actuel. La population française vivant plus longtemps, il estime qu’il est indispensable de changer le système de retraite.

Il demande donc aux Français de travailler plus longtemps. Son objectif est de faire passer l’âge de la retraite de 62 à 65 ans dans les années à venir.

retraite prime

Mais ceux qui prendront leur retraite dans les prochains mois ne seront pas concernés. En revanche, ils seront concernés par la prime de départ à la retraite.

Prime de départ à la retraite : qui peut en bénéficier ?

Cette prime de départ à la retraite est destinée aux salariés en CDI qui partent à la retraite. Toutefois, certaines conditions doivent être remplies pour en bénéficier. Par exemple, elle est garantie si l’employeur décide de mettre un salarié à la retraite.

Dans ces cas, le futur retraité y a droit, quelle que soit son ancienneté dans l’entreprise. Mais lorsque c’est le salarié lui-même qui décide de prendre sa retraite, alors il n’en est pas de même. Cette fois, l’indemnité de départ est conditionnée par le nombre d’années passées dans l’entreprise.

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En effet, si le départ est volontaire, alors le salarié doit justifier de dix ans d’ancienneté pour bénéficier de cette prime. Cette situation est parfaitement encadrée pour les salariés du secteur privé, mais pas pour ceux du secteur public.

Les employeurs du secteur public ne sont pas obligés de verser cette prime. Certains fonctionnaires y auront droit, mais pas tous.

Combien vaut l’allocation de retraite ?

Le calcul se fait en fonction de l’ancienneté et du niveau de salaire versé au salarié. Si le départ est volontaire, c’est la plus avantageuse des formules suivantes qui s’applique : 1/12ᵉ du salaire brut des 12 derniers mois, ou ⅓ du salaire des trois derniers mois.

Si c’est l’employeur qui met son employé à la retraite, alors le salaire de référence est la plus avantageuse de ces deux formules : moyenne mensuelle des 12 derniers mois, ⅓ du salaire des trois derniers mois.

Pour avoir droit à cette indemnité, il est indispensable d’envoyer un courrier au directeur des ressources humaines de l’entreprise. Plusieurs éléments doivent absolument figurer dans cette lettre pour qu’elle soit conforme.

Il faut évidemment indiquer son nom et ses coordonnées, écrire la date et le lieu de rédaction, noter l’objet de la lettre, rappeler la date de départ à la retraite (et les circonstances, est-ce votre choix ou non ?), préciser la durée du préavis, noter l’ancienneté dans l’entreprise, demander le solde du compte et la prime de départ à la retraite.

Dans certaines entreprises, il est possible de trouver des formulaires à remplir pour faire cette demande. Cela simplifie la démarche.

Cette prime est-elle imposable ?

 

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Oui. Et non. Cela dépend de la situation. Si le départ est volontaire, alors la prime est effectivement imposable. En revanche, si l’employeur décide que le salarié doit partir, alors l’exonération d’impôt sur le revenu devient effective.

Si elle est imposable, vous devez l’inscrire dans votre déclaration annuelle de revenus. Pour l’inscrire, il suffit de se rendre dans la rubrique des revenus exceptionnels ou différés.

Aucun texte ne précise quand la prime doit être versée. En général, elle est versée à la fin du contrat. C’est le service concerné qui effectue le calcul avant de procéder au versement. Habituellement, ce solde est inclus dans le dernier bulletin de salaire. Le virement est censé arriver dans le mois qui suit la fin du service.

La réforme est toujours d’actualité… malgré les critiques.

Malgré les critiques, Emmanuel Macron est confiant. Convaincu que cette réforme est essentielle pour l’avenir de la France. Le 6 juillet, lorsque le Premier ministre Elisabeth Borne a présenté sa déclaration de politique générale, elle a évidemment abordé la question des retraites.

Elle a voulu montrer que le cap semblait être tenu. Elle a indiqué que le système actuel comportait trop de failles et qu’il fallait le changer. Et c’est à son gouvernement de le faire.

retraite 2022

La transparence est une exigence, la prétention est un manque de respect pour nos concitoyens, a-t-elle commencé en abordant le sujet du système des retraites. Un système qui ne semble pas être sans faille (selon le gouvernement) :

Pour la prospérité de notre pays, pour construire un nouveau progrès social, pour qu’aucun retraité à taux plein n’ait une pension inférieure à 1100 euros par mois, oui nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps.

Cette réforme, mon gouvernement la mènera en concertation avec les partenaires sociaux et les parlementaires. Elle n’est pas figée, elle n’est pas à prendre ou à laisser, mais elle est indispensable.

Un chemin semé d’embûches

L’exécutif est dans une drôle de situation car, finalement, le Medef a fait volte-face sur ce sujet. Ce n’est pas ce qu’il faut faire le 1er septembre, alors que nous avons plein d’autres problèmes, annonce le patron Geoffroy Roux de Bézieux.

Le Medef préfère que le gouvernement se concentre sur des sujets plus importants : la réforme de l’assurance chômage, la hausse des prix, le pouvoir d’achat, l’inflation…

retraite

Mercredi 31 août, lors du séminaire gouvernemental, la réforme des retraites, juste et équitable, a été à peine esquissée. Elisabeth Borne a été obligée, le lendemain, de dire que le gouvernement allait évidemment la mettre en œuvre.

Mais en coulisses, l’exécutif le reconnaît : le chemin semble semé d’embûches. On cherche des syndicats, il n’y en a pas. Le Medef nous explique qu’il n’est pas utile.

Ce n’est pas facile d’entreprendre une réforme des retraites quand même le patronat n’en veut pas, explique à L’Opinion une source gouvernementale.