Gabriel Attal annonce une mauvaise nouvelle pour le prix du carburant !

Le rabais sur le prix des carburants ne pourra pas durer éternellement. Le ministre délégué aux Comptes publics l'a expliqué sur France 2.

La réduction à la pompe a été d’un grand secours face à la hausse des prix du carburant. Cependant, les Français ne pourront pas continuer à compter sur cette réduction. Le 25 octobre, Gabriel Attal en a parlé dans Télématin sur France 2.

Le ministre délégué aux Comptes publics a évoqué le prix du carburant et la remise à la pompe.

carburant augmentation

L’homme politique a expliqué que le maintien de la ristourne sur le long terme pourrait entraîner une hausse des taxes. Nous vous donnons les détails de son interview.

Prix des carburants : rabais jusqu’à mi-novembre

Pour rappel, la remise a débuté en avril après la demande du gouvernement. Au départ, elle était de 18 centimes par litre de carburant. Puis la remise à la pompe est passée à 30 centimes.

Tous les habitants de France peuvent bénéficier de ce dispositif. Les automobilistes n’ont pas à se justifier ni à remplir de conditions pour bénéficier de la remise à la pompe.

Le fait que le consommateur possède ou non une carte de fidélité de la station ne fait aucune différence. Cette aide s’applique aux ménages et aux entreprises sans exception.

La remise à la pompe concerne :

  • Le gazole,
  • L’essence (SP95, SP98-E5, SP-95-E10),
  • Le superéthanol (E85),
  • Le diesel éthanol (ED95),
  • Diesel de pêche,
  • Diesel non routier (GNR),
  • Gaz de pétrole liquéfié carburant (GPL-c),
  • Gaz naturel pour véhicules (GNV) sous forme comprimée (GNC) ou liquéfiée (GNL).

Du 1er septembre au 1er novembre 2022, les automobilistes pourraient profiter d’une réduction de 20 centimes sur un litre de carburant.

TotalEnergies avait prévu de réduire la remise à la pompe à 10 centimes à partir de novembre. Le groupe a finalement décidé de maintenir la remise de 20 centimes jusqu’à la mi-novembre.

Une remise à vie, c’est impossible

Gabriel Attal a expliqué à Thomas Sotto ce que le gouvernement compte faire face à cette situation.

Selon lui, l’État va observer l’évolution des prix des carburants, dont l’essence. En cas de nouvelle explosion du prix des énergies fossiles, le gouvernement continuerait à soutenir les Français.

Toutefois, le ministre des Comptes publics a précisé que l’État procédera de manière plus ciblée. Gabriel Attal a précisé que le maintien de l’aide au rabais semble peu probable.

 

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Je suis ici pour dire la vérité aux Français, nous ne pouvons pas nous permettre un rabais à vie, a-t-il déclaré.

Selon ses propos, l’aide sur le plein de carburant coûterait aux Français. Le dispositif serait compensé en impôts. Les finances publiques ne pourront pas continuer à supporter la ristourne sur le long terme, sinon cela aura un effet sur les impôts.

Les impôts des Français augmenteraient si nous ne faisions pas attention aux dépenses publiques, explique Gabriel Attal.

Les Français peuvent encore bénéficier de la remise de 20 centimes sur un litre de carburant.

Cependant, après le 15 novembre, la remise sera réduite de 10 centimes avant de disparaître complètement en janvier 2023. Une mauvaise nouvelle qui s’ajoute à la pénurie de carburant que connaît le pays.

La pénurie de carburant en France

La situation s’est déjà un peu améliorée par rapport à il y a quelques jours. La grève dans les raffineries ne touche plus que 2 sites de TotalEnergies.

Mercredi 26 octobre, plus de 20% des stations-service de 25 départements français peinent encore à s’approvisionner.

En effet, 14,5% des stations-service en France ne sont toujours pas en mesure de fournir tous les types de carburants. Cela concerne principalement l’essence. Par ailleurs, 10% des stations-service n’ont pas de carburant à vendre.

Un automobiliste a remarqué que le diesel était présent, mais qu’il y avait moins de carburant.

Pour comprendre la situation, il faut savoir que l’essence sans plomb est raffinée en France. Avec la crise, le pays est obligé d’importer du carburant, notamment du sans plomb.

Les stations-service doivent donc compenser avec des camions venant des pays voisins comme l’Allemagne, l’Italie ou la Belgique. Cependant, ces camions n’ont pas la capacité de répondre aux besoins des consommateurs.

La possibilité d’un retour à la normale dépend beaucoup de la durée de la grève. Lorsque les travailleurs de la raffinerie cesseront leur grève, il faudra encore 7 jours ou plus avant que la production ne soit à pleine capacité.

carburant

En revanche, si le niveau d’affluence baisse, il serait possible de constater une différence par rapport à la situation actuelle.