Bon alimentaire : Quand sera versée l’aide de 100€ promise ?

Emmanuel Macron avait promis une aide pour fournir aux Français des produits de qualité, le bon alimentaire. Que s'est-il passé ?

Pour tout être humain, une chose est sûre : pour vivre, il faut manger. Après la flambée des prix de l’énergie, l’alimentation est le domaine le plus inflationniste. Cependant, plusieurs mesures ont été prises concernant l’énergie. Pour l’alimentation, il n’y a rien qui la touche directement mise à part un bon alimentaire.

Depuis 2020, nous n’avons entendu qu’une seule idée. Un bon alimentaire sera distribué pour aider les ménages les plus précaires. Cependant, jusqu’à présent, cela reste une promesse.

bon alimentaire

Alors quand le bon alimentaire sera-t-il versé ? Nous vous apportons quelques réponses dans cet article.

Les bons d’alimentation : un projet de longue date

Lors du premier mandat d’Emmanuel Macron, le président a déjà fait allusion à cette aide. En effet, il l’a déjà annoncé aux 150 citoyens de la convention citoyenne pour le climat.

Mieux encore, le bon alimentaire est inscrit à la marge de la loi climat et résilience. On peut dire que, verbalement et sur le papier, cette aide existe déjà depuis plus de deux ans. Cependant, sa mise en œuvre laisse à désirer.

 

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Le taux d’inflation pour cette année est de 5,5% en un an. N’est-ce pas le moment idéal pour la mise en œuvre de cette aide ? Non, ce n’est pas le cas. Lors des débats sur l’adoption de la loi sur le pouvoir d’achat, le sujet est revenu sur le tapis.

Or, comme nous le savons tous, personne n’en a bénéficié jusqu’à présent. C’est-à-dire que dans la loi sur la protection du pouvoir d’achat, il n’y a pas de bon alimentaire.

Les promesses de l’Etat

Pendant la campagne pour sa réélection, le président de la République Emmanuel Macron a promis plusieurs choses :

  • La revalorisation de la pension de retraite, une promesse qu’il a déjà tenu de manière ténue. De nombreux retraités ont vu leur pension augmenter de 4% avec un effet rétroactif à partir de juillet.
  • Réforme de la condition d’obtention du RSA. Plusieurs départements l’expérimentent déjà en ce moment. De plus, l’aide s’appelle désormais RSA sous condition.
  • La réforme du système de retraite. De sérieuses discussions sont en cours pour sa mise en place à l’heure actuelle.
  • La mise en place d’un bon alimentaire, rien de concret pour l’instant.

L’ancienne ministre de l’agriculture Julie Denormandie a même déclaré que cette aide sera mise en place après les élections, dans le courant de l’année. Pourtant, l’année dont elle parle est presque terminée.

Le Premier ministre Elisabeth Borne l’avait également promis en juin. La réflexion sur un bon d’alimentation plus ciblé sur la qualité et les produits bio se poursuivrait.

Pourtant, malgré toutes ces promesses, il n’y a que de mauvaises nouvelles autour de cette question.

Les mauvaises nouvelles sur les bons d’alimentation

Après avoir été écarté de la loi sur le pouvoir d’achat, une autre mauvaise nouvelle est tombée le mois dernier. Interviewé lundi 12 septembre sur LCI, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a déclaré :

Il n’y aura pas de ligne budgétaire pour le bon alimentaire dans le PLF (projet de loi de finances) 2023.

Faut-il imaginer un abandon total de cette mesure ? La réponse est non. En effet, certains éléments permettent d’espérer.

Pourquoi ne devons-nous pas perdre espoir ?

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, il ne faut pas perdre espoir. L’actuel ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, nous rappelle que le Président de la République lui-même a déjà promis cette aide. Il affirme également que cette mesure fait partie des politiques prioritaires identifiées. Selon lui :

Un travail a été entrepris et se poursuit pour mettre en place un dispositif d’aide alimentaire durable pour les plus démunis.

Cela rappelle que l’objectif de cette aide est de soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et d’assurer une alimentation saine et durable pour tous les Français. D’ailleurs, le ministre de l’Agriculture a déclaré le 12 septembre sur Sud Radio que cette idée n’est pas rejetée.

Nous y travaillons avec Jean-Christophe Combe (ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, ndlr), car il s’agit d’une question de solidarité, a-t-il déclaré.

Quelles seraient les conditions d’octroi ?

Enfin, si cette aide devient une réalité, qui en seront les bénéficiaires ? Comme nous l’avons dit plus haut, le bon d’alimentation est destiné aux ménages à faibles revenus. En France, les personnes les plus pauvres sont déjà bénéficiaires des minima sociaux.

En résumé, pour bénéficier de ce bon, vous devez être éligible à au moins une des prestations suivantes :

  • Le revenu de solidarité active (RSA),
  • L’allocation aux adultes handicapés (AAH),
  • Le minimum vieillesse (ASPA),
  • l’allocation personnalisée au logement (APL).
  • Les étudiants boursiers sont également répertoriés.

Quel sera son montant ?

C’est l’ancienne porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, qui l’a annoncé. Comme la prime d’inflation qui a remplacé le bon d’alimentation dans la loi sur le pouvoir d’achat, le montant initial sera de 100 euros.

l s’agit d’un montant minimum, car à cette somme, il faut ajouter 50 euros par enfant à charge.

Le mode de paiement de ce montant n’a pas encore été déterminé. Ensuite, cela dépendra certainement de l’organisme chargé de verser le chèque. Toutefois, si l’on se réfère à la prime d’inflation ou à la prime exceptionnelle de rentrée scolaire, la possibilité d’un versement automatique demeure.

Quant à sa pérennité, rien n’est officiel. En tout cas, il ne s’agit pas d’une prime. Il est donc possible qu’il dure plusieurs mois.

Où utiliser le bon d’alimentation ?

Là encore, aucun lieu précis n’a été fixé pour le moment. Néanmoins, afin d’éviter les polémiques autour de la prime exceptionnelle de rentrée scolaire, il y aura sûrement des mesures.

Certains ménages ayant reçu la prime d’inflation auraient préféré acheter des écrans plats plutôt que des fournitures pour leur enfant. Ce problème de ciblage rend difficile l’application du bon d’alimentation.

Bon

La prime d’inflation a déjà servi d’exemple. Le gouvernement est certainement à la recherche de solutions pour éviter que ce genre de scénario ne se reproduise.

En attendant de trouver des réponses, le bon d’alimentation n’est pour l’instant qu’une promesse. Cependant, le mandat d’Emmanuel Macron ne fait que commencer. Il nous a montré jusqu’à présent qu’il tenait certaines de ses promesses. Nous devons donc attendre.