A partir du 31 octobre : WhatsApp ne fonctionnera plus sur ces téléphones, le saviez-vous ?

À partir du 31 octobre, de nombreux téléphones ne pourront plus utiliser l'application de messagerie WhatsApp !

WhatsApp ! Lorsque nos téléphones vieillissent, ils deviennent rapidement obsolètes et n’acceptent plus les nouvelles mises à jour, ce qui nous oblige souvent à en changer. Découvrez ci-dessous si vous serez concerné.

La plateforme de messagerie WhatsApp est particulièrement populaire auprès des utilisateurs en raison de sa facilité d’utilisation. Elle est disponible sur tous les smartphones et est régulièrement mise à jour pour que chacun puisse l’utiliser sans problème. Malheureusement, dans quelques jours, certaines personnes ne pourront plus en profiter. WhatsApp a annoncé que certains systèmes d’exploitation ne prendront plus en charge les nouvelles versions (Android 4.01 et autres versions antérieures) car elles sont incompatibles.

fonctionnalité

Voici la liste des modèles :

Samsung Galaxy Ace 2
Samsung Galaxy Core
Samsung Galaxy Trend Lite
Samsung Galaxy Trend II
Mini-samsung galaxy
Samsung Galaxy Xcover 2
Huawei Ascend D2
Huawei Ascend G740
LG Lucid 2
LG Optimus F7
LG Optimus F5
LG Optimus L5II
LG Optimus L3II
LG Optimus L7II
LG Optimus F6
LG Optimus F3
LG Optimus L4II
LG Optimus L2II
LG Optimus F3Q
Archos 53 Platinum
HTC Desire 500
Sony Xpéria M
Wiko Five Five
Wiko Darknight
ZTE Grand S Flex
Lenovo A820
ZTE V956 UMi X2
ZTE Grand X Quad v987
ZTE Grand Memo

Comment puis-je savoir quel est le système d’exploitation de mon téléphone ?

Le terme système d’exploitation vous semble être un gros mot ? Pas de panique ! Il existe un moyen simple de savoir de quelle version il s’agit. Allez dans les paramètres de votre téléphone et cliquez sur « À propos du téléphone », puis recherchez la partie qui mentionne les informations sur le logiciel.

fonctionnalité whatsapp

C’est là que vous trouverez rapidement la version du système d’exploitation. Pour les utilisateurs d’un smartphone iOS, c’est à peu près la même chose : Paramètres, Général, et Mise à jour du logiciel. Donc si vous ne voulez plus utiliser WhatsApp, il faut changer de modèle de téléphone.

Whatsapp, ami ou ennemi des familles ?

Avec la célèbre application, la tribu ne se quitte plus. Une relation virtuelle, mais bien présente, qui révolutionne les liens familiaux.

Notre groupe sur WhatsApp ? C’est « Petites saucisses et fils », s’amuse Pierrick, 51 ans. C’est comme ça que mon beau-frère appelait les enfants : petites saucisses. Maintenant qu’ils ont grandi et sont partis étudier, ça nous permet de garder le contact ! Loin des yeux, mais pas loin du cœur, c’est une excellente idée de créer ce genre de réseau privé et gratuit à partir d’un smartphone.

Et c’est ce qui séduit de plus en plus de Français : 52% d’entre eux ont téléchargé l’icône verte de la célèbre application de messagerie instantanée pour créer un groupe familial*. Et la moitié d’entre eux estiment que WhatsApp a changé leurs relations. Pour le meilleur ?

Des connexions inattendues

Vanessa Lalo, psychologue spécialisée dans les pratiques numériques, observe : Les familles dispersées trouvent le moyen de se reconnecter, voire d’en créer de nouvelles, car le cadre virtuel est plus souple que le cadre réel. Comme en témoigne Pascale, dont le groupe, baptisé « La Famiglia », compte huit membres des deux côtés des Alpes : Ida, ma belle-mère, est italienne. En général, nous ne la voyons que l’été.

WhatsApp mobile

Elle parle très bien le français, mais avant WhatsApp, nous n’avions pas grand-chose en commun. Au début, quand mon mari a créé le groupe, il échangeait des nouvelles et des photos de nos enfants avec tous les grands-parents, y compris Ida. Petit à petit, nous avons dérivé vers l’actualité de nos deux pays, des conseils de lecture, de films, etc. J’ai remarqué qu’Ida était très ouverte. C’est intéressant de parler avec elle. Aujourd’hui, elle est aussi devenue très proche de mes parents, qui sont allés la voir en Italie !

Dialogue ou intrusion ?

Découvrir une nouvelle facette d’un proche n’est pas toujours une bonne surprise, souligne Anne-Laure Buffet, psychologue et fondatrice de l’association CVP**. Le désaccord peut vite s’installer si chacun n’observe l’autre qu’à travers le réseau et en tire des conclusions, d’autant que les messages peuvent arriver de manière très intrusive, en rafale et d’un côté à l’autre.

WhatsApp appelle une réponse immédiate qui peut exacerber les sentiments encore plus que les textos. Pression, stress, sentiment de harcèlement. Pour éviter cela, Pierrick a rapidement désactivé les notifications sonores de ses « Petites saucisses et fils »« . Ça ne s’est pas arrêté, certains jours, il y avait plus de 300 échanges !. Et, pour ne pas se sentir à l’écart, il faut s’extasier devant les photos de vacances des uns, rire des blagues des autres, raconte-t-il.

On se retrouve vite dans une sorte d’intrusion complice, sous prétexte de maintenir un lien, confirme Vanessa Lalo. D’autant que nous pouvons surveiller les dernières connexions. On sait qui a lu le message, mais n’a pas répondu, on peut même bloquer quelqu’un. On finit par se sentir obligé de répondre comme si l’on venait à une réunion de famille.

Échanges virtuels, conflits réels

Pascale a également remarqué la petite paranoïa de « La Famiglia » face aux silences (Pourquoi Untel ne m’a pas répondu alors qu’il réagit aux autres notifications ?). « Maintenant, ma belle-mère s’inquiète si elle ne me voit pas sur WhatsApp pendant quelques jours, raconte-t-elle. Et ma propre mère a été prise de panique lorsque ni mon mari ni moi n’avons répondu à sa dernière question sur la santé des enfants.

Nous étions débordés de travail et ne nous sommes pas présentés de toute la semaine ; elle a fini par m’appeler, convaincue que nous lui cachions quelque chose de grave ! Cette inquiétude est d’autant plus fréquente lorsque le réseau devient le principal canal d’information de la famille et il n’est pas admis que l’on s’en désintéresse, encore moins que l’on en claque virtuellement la porte.

Mon ado, un peu sensible, s’est offusqué de certaines blagues et a quitté brusquement le groupe. Quelle histoire !, raconte Philippe, qui a été intronisé « Saucisse » sans avoir rien demandé. Il est finalement revenu, et je me dispute avec ma copine car elle ne m’informe plus de rien. Je lui demande qui vient dîner et elle me répond : Mais tu ne l’as pas vu sur WhatsApp ?. En fait, le noyau a été créé autour de sa famille, tandis que mes enfants et moi sommes les insérés.

Emojis et non-dits

Si le réseau social est dématérialisé, on retrouve le même microdrame qu’à chaque vrai repas de famille, mais en pire ! On rejoue le même lieu de manière plus exacerbée, car si le réseau nous retient, on peut toujours partir plus facilement que si on quittait la table lors d’un déjeuner dominical. On se bombarde d’emojis, de bisous et d’applaudissements virtuels, mais les non-dits remontent à la surface !

WhatsApp souligne la dépendance entre les membres de la famille, le rejet ou l’ignorance des uns, le comportement insistant des autres qui va raviver des angoisses plus profondes, des jalousies, des colères. Un révélateur de l’emprise de la famille, résume AnneLaure Buffet. Même s’il aime ses « Saucisses », Pierrick concède :

Entre le gamin qui se vante de ses résultats de fin d’année et s’attend à ce qu’on l’acclame tous bruyamment, la tante qui lui donne des conseils d’orientation qu’il n’a pas demandés, les cousins qui se moquent de lui, la maman qui vient à la rescousse de son gros chérubin, la mamie qui ne comprend rien, ça peut être aussi exaspérant qu’un de ces repas de famille où tout le monde finit par s’engueuler !

Un outil, ça s’apprend

Mais, après tout, c’est aussi l’occasion de résoudre les tensions que WhatsApp fait naître en se posant les bonnes questions, argumente Anne-Laure Buffet : Pourquoi je me sens obligé de répondre. Est-ce que je n’envahis pas mon interlocuteur ou est-ce que je me laisse envahir ?. Pour trouver le bon équilibre, il faut surtout éviter de quémander l’approbation de la famille à tout bout de champ. Je n’aime pas quand ma partenaire annonce à tout le groupe la nouvelle nous concernant avant de m’en parler !

Je n’aime pas qu’elle publie des photos de tout ce que nous vivons. J’ai l’impression que tout est étalé sur la place publique, dit Philippe. Son compagnon l’admet : J’allais choisir un tableau, je prenais des photos des couleurs et je les postais sur le groupe ; j’avais un rendez-vous important, je demandais à chacun son avis sur ma tenue. J’étais accro. J’étais aussi trop curieuse avec mes filles, qui ont fini par décrocher.

WhatsApp

Souvent formé lorsque les enfants quittent la maison, le groupe WhatsApp peut en effet devenir un lien de remplacement trop fort, empêchant symboliquement les jeunes de quitter le nid. Comme toute relation, celle que l’on crée virtuellement nécessite un cadre, souligne Anne-Laure Buffet. Si l’on respecte chaque personne pour ce qu’elle est, en tenant compte de ses besoins et désirs individuels, alors les limites seront bien posées et comprises.

En cas de divorce

WhatsApp a sauvé ma vie de famille, témoigne Morgane, 25 ans. Depuis que mes parents ont divorcé il y a trois ans, ils ne se parlent plus en face à face, et il leur est impossible de communiquer sans se fâcher. En revanche, sur la messagerie de groupe avec mon frère, ils se taisent, car il n’est plus question d’échanges dans le huis clos de leur ex-couple. Alors on se donne des nouvelles, on plaisante !